le journal de mon confinement
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9eme jour

Tous les jours j'ai pris l'habitude soit d'écrire par SMS ou de téléphoner à  une personne de ma famille. Dimanche dernier c'était autour de Micheline (ma sœur) 84 ans. Elle était enrhumée depuis plusieurs jours, mais les traitements donnés par Claire sa belle fille médecin avaient fait ses effets et ce n'était pas le coronavirus. Hier ce fut le tour de mon fils ainé Rody, au confinement comme tout le monde. Il m'apprend qu'il a du mal à s'endormir le soir et qu'à cinq heures du matin et il part dans son quartier faire un petit footing puis vers 7 ou 8 heures il se recouche pour enfin dormir
Pour ma part les nuits je dors très peu à cause de mon nez qui se bouche et m'empêche de respirer. Je n'ai pas les symptômes du coronavirus, mais je ne suis pas en forme non plus. Chaque nuit un appareil électrique  me pulse de l'air sous pression car il y a deux ans j'ai été diagnostiqué en déficient respiratoire par une multitude d'apnée du sommeil.
Aujourd'hui vers 15 H. je me suis mis à faire du vélo tricycle, comme le Vignot ( mon hameau ) et à flanc de coteau sur la route qui traverse le hameau  dans un sens ça monte et dans l'autre ça descend. Donc dans sens c'est dur, il faut pédaler et dans l'autre on se laisse aller. Pour l'instant je pédale d'un seul pied celui que de la jambe opérée
Ici  à la campagne, je suis un privilégié par rapport à vous tous qui habitez en ville dans un appartement au milieu des tours sans parc ni jardin. Même par rapport à certains villages, j'ai le privilège de vivre dans un environnement où il y a peu d'habitant. Certes en temps normal il n'y en a pas plus l'hiver mais l'été les résidences secondaires se remplissent et entre les mômes qui jouent, qui braillent et  les tondeuses à gazon qui vrombissent, l'après midi c'est dur de faire la sieste. Mais en ce moment, c'est l'inverse, le silence pèse sur le moral. Comme je vous le disais plus haut j'habite une grande maison dans un hameau à deux kilomètres du bourg de Treigny. Une route traverse le hameau sur un kilomètre, la rue des Puits. Des maisons de part et d'autre et quelques ruines. Deux familles d'agriculteurs, éleveur de vaches, ainsi que quelques retraités constituent les principaux membres, avec nous (ma compagne et moi-même) les résidents à l'année de ce hameau. Pas de commerce, le seul pour des produits de denrées alimentaire est dans le bourg.
Voici ci-dessus la façade coté jardin de ma maison, dans un prochain épisode nous vous présenterons l'environnement. Sur ce je vous quitte pour ce soir, prenez soins de vous.


à suivre...
me voici en balade sur mon tricycle à 100 mètres de chez moi
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